Prison Watch Europe
People's monitor of prisons in Europe, gives prisoners an amplifier for their voice. Part of the Prison Watch Network of blogs: Prisonwatchnetwork.org
Monday, 14 January 2013
Liberté pour les prisonniers de Villiers-le-Bel: 1st of February, Paris
"Liberté pour les prisonniers de Villiers-le-Bel" le vendredi 1er février 2013 à la Gare Expérimentale à Paris.
Projections, prises de parole, tables de presse, bouffe, bar, concerts, open mic, sound system...
Concert avec Killabizz & Ursa Major, Don K.Sen, Dangereux Dinosaures, Wira (Zakariens), Fik's (Fik's & P.Kaer)
+ BBoyKonsian Sound System (Jusqu'à 04H00)
Horaire: à partir de 19H00
Tarif: 5 euros
La Gare Expérimentale
0 bis avenue Lucien Descaves
75014 Paris
Tuesday, 8 January 2013
EU Court Fines Italy for Prison Overcrowding
By Nicole Winfield, Associated Press
Rome January 8, 2013 (AP) via ABC News:
A European court ruled Tuesday that Italy's woefully overcrowded prisons
violate the basic rights of inmates, fined the government €100,000
($131,000) and ordered it to make changes within a year. The finding
came three years after Italy's government recognized the problem itself
but failed to pass legislation designed to correct it.
The European Court of Human Rights ruled on a case brought in 2009 by seven inmates in two separate prisons who complained that they each were forced to share a 9 square-meter (10.8-squard yard) cell with two other people, giving each inmate 3 square meters (3.6 square yards) of personal space. The men also said they didn't have regular hot water or lighting.
The Strasbourg-based court found that the conditions did indeed amount to a violation of the European Convention on Human Rights' prohibition against torture and human or degrading treatment. While saying there was no indication that Italy intended to humiliate the prisoners, the court found that the inmates' conditions subjected them to excessive hardships.
Italian Justice Minister Paola Severino, who had made reforming Italy's prison system a priority when she came into office a year ago, said she was "disheartened" but not surprised by the decision.
The Italian government in 2010 declared a state of emergency for its overcrowded prisons, calling for the creation of 47 prison annexes to boost capacity by more than 20,000 inmates and for legislation allowing house arrest as an alternative to prison for certain sentences.
The Italian prison rights group Antigone estimates that Italian prisons are currently at 142 percent capacity, with some individual prisons at 268 percent capacity.
The legislation, however, failed to pass in the Senate last year — a point bitterly raised by Severino and Italian President Giorgio Napolitano, who in his end-of-the-year speech to lawmakers lamented their failure to act on such a critical issue.
Read the rest here: http://abcnews.go.com/International/wireStory/eu-court-fines-italy-prison-overcrowding-18161438#.UOx61GeoGSp
The European Court of Human Rights ruled on a case brought in 2009 by seven inmates in two separate prisons who complained that they each were forced to share a 9 square-meter (10.8-squard yard) cell with two other people, giving each inmate 3 square meters (3.6 square yards) of personal space. The men also said they didn't have regular hot water or lighting.
The Strasbourg-based court found that the conditions did indeed amount to a violation of the European Convention on Human Rights' prohibition against torture and human or degrading treatment. While saying there was no indication that Italy intended to humiliate the prisoners, the court found that the inmates' conditions subjected them to excessive hardships.
Italian Justice Minister Paola Severino, who had made reforming Italy's prison system a priority when she came into office a year ago, said she was "disheartened" but not surprised by the decision.
The Italian government in 2010 declared a state of emergency for its overcrowded prisons, calling for the creation of 47 prison annexes to boost capacity by more than 20,000 inmates and for legislation allowing house arrest as an alternative to prison for certain sentences.
The Italian prison rights group Antigone estimates that Italian prisons are currently at 142 percent capacity, with some individual prisons at 268 percent capacity.
The legislation, however, failed to pass in the Senate last year — a point bitterly raised by Severino and Italian President Giorgio Napolitano, who in his end-of-the-year speech to lawmakers lamented their failure to act on such a critical issue.
Read the rest here: http://abcnews.go.com/International/wireStory/eu-court-fines-italy-prison-overcrowding-18161438#.UOx61GeoGSp
Saturday, 5 January 2013
Please grant French Citizen Philippe El Shennawy a Pardon
A letter to the French Président, from the lawyers of Philippe El Shennawy, a French prisoner who has been in prison since 1975, and who should have been released 16 years ago, but who is still in prison.
Philippe received news on December 12th, 2012, that the "Tribunal de l'application des peines" pushed back the date of a possible parole date to 3 years, that is 3 more years he has to wait, for what? Philippe is 58 years of age! On the evening of the news, Philippe tried to commit suicide...
Philippe needs to be released on a pardon or parole, because hi ssentence is far too long to do, and he has been inside for 37 years already.
Paris, le 28 décembre 2012
AFF. EL SHENNAWY Philippe (recours en grâce)
N/REF. 1212145 R VDM / MVDM
Monsieur le Président de la République,
Alors que les affaires internationales et de la France vous accaparent, je dois vous alerter sur le cas d'un français, un concitoyen, Philippe EL SHENNAWY que j'assiste aux côtés de ma consoeur, Virginie BIANCHI.
Cet homme est incarcéré depuis 37 ans; il a fait le choix de mourir car c'est l'expression de son ultime liberté; il vivra si vous le décidez.
Un recours en grâce a été déposé le 14 décembre dernier par ma consoeur BIANCHI.
Je suis son avocat depuis 1996 et je peux affirmer que la justice lui est aujourd'hui redevable.
Certes, Philippe EL SHENNAWY, incarcéré depuis 1975 purge des peines en répression de faits pour lesquels il a été déclaré coupable, mais cet homme aurait pu être libre depuis 16 ans, s'il n'avait été victime de dysfonctionnements de la justice lors de l'instruction d'une affaire dans laquelle son innocence a été reconnue trop tardivement... Il s'agissait d'une instruction ouverte au Tribunal de CHATEAUROUX pour
complicité d'évasion; dossier criminel.
Une jeune magistrate a accepté de rechercher et recueillir en un mois et demi les preuves de son innocence, ce que ses prédécesseurs avaient refuse de faire pendant 5 années.
Ce juge acceptait de rendre le non-lieu que j'avais sollicité, mais il fallait les réquisitions du Procureur de la République ; ce non-lieu s'imposait non seulement en l'état du dossier mais aussi parce qu'il pouvait permettre à Philippe EL SHENNAWY d'être accessible à brève échéance, à une libération conditionnelle.
Il remplissait les conditions requises et notamment une promesse d'emploi très intéressante.
Ce non-lieu sera rendu trop tard, parce que le représentant de la société en a voulu ainsi....
Pourtant ce magistrat savait tout de la situation d'EL SHENNAWY; il connaissait le dossier et je l'avais alerté ainsi que la Chancellerie. J'ai été le témoin du désespoir de cet homme qui n'était plus un rebelle mais
un mari, un père, un grand père, un ami qui aspirait à retrouver sa place dans la société; il parlait déjà de son passé comme un gâchis...
Sa famille a douté pour la première fois, faute de percevoir une issue possible.
EL SHENNAWY n'a pas réintégré le Centre de détention de BAPAUME lors d'une permission de sortir, il devenait dès lors un évadé.
Qui donc l'a acculé à cette décision?
Qui donc l'a déterminé à récidiver lui qui se trouvait dans la clandestinité?
Il a été repris, la justice détenait le mobile de son intransigeance.
Isolement, transferts, retransferts, fouilles corporelles, traitements indignes...
Une contrainte humainement insupportable, une personnalité pourtant si riche, gommée.
Grèves de la faim, sa vie qu'il décide de mettre en péril car il n'a pas d'autres moyens de se faire entendre.
Hospitalisation d'office en psychiatrie, diagnostic d'un délire persécutoire centré sur l'administration pénitentiaire.
Transféré à MONTFAVET, il reprend conscience et réalise au contact des fous, qu'il n'en est pas un...
Il s'évade.
La presse titrera sur la dangerosité de cet homme, lui mettant sur les mains le sang qu'il n'a jamais fait verser. L'on ne voudra retenir que l'image jaunie du rebelle d'il y a 30 ans, plutôt que celle de l'homme de culture et de science qu'il était devenu.
Parlera-t-on de cette émeute qu'il a matée en prison, du sang qu'il a empêché de couler alors qu'il purgeait une peine de réclusion à perpétuité?
Non!
Pas plus que de cette justice qui l'a conduit à l'extrémité de l'humainement tolérable, alors qu'elle avait tort et qu'elle l'avait admis trop tard.
Il sera repris alors qu'il avait rejoint son épouse pour la Saint Valentin.
Il rendra compte à la justice qui lui fera payer le prix de sa liberté volée.
Philippe EL SHENNAWY est âgé de 58 ans.
L'Etat français a été condamné pour traitements inhumains à son encontre par la Cour Européenne.
Sa fin de peine est fixée à 2032!
La Cour d'appel de VERSAILLES ne lui accorde qu'une confusion de peines de 2 années.
Le 12 décembre dernier, le Tribunal de l'application des peines a repoussé à 3 ans le délai pour présenter une demande de libération conditionnelle, alors qu' un emploi l'attend aujourd'hui.
Dans 3 ans ce sera trop tard!
Cette décision repousse au delà du supportable l'espérance de liberté.
Quel sens donner aux intérêts "revolving" que la justice veut lui faire payer sur les 37 années de prison déjà exécutées?
Il faut aujourd'hui se rappeler qu'il y a 16 ans à CHATEAUROUX, la justice a failli envers lui.
Il faut se rappeler que ce dysfonctionnement a été déterminant dans la compromission de ses perspectives pourtant sérieuses de réinsertion professionnelle et de ses chances de sortie.
Il faut se rappeler également que cette impasse dans laquelle il a été plongé malgré lui, explique son désespoir et son évasion.
Sa situation n'est ni lisible, ni compréhensible.
Il y a encore peu, sa survie s'alimentait d'espoir.
Puis l'espoir s'est éteint, pourquoi donc survivre?
Philippe EL SHENNAWY a refusé de faire appel du jugement du 12 décembre.
Il s'est familiarisé avec l'idée de la mort; la spiritualité et la philosophie lui ont apporté une pacification intérieure et la conscience qu'a présent, le refus de se nourrir quand on le lui impose, de sortir en promenade quand elle est seulement autorisée, de dormir après l'extinction des lumières, est l'expression du seul espace de liberté qui lui soit accessible, même si la mort l'attend.
Sa tentative de suicide le soir de la notification du jugement insensé du 12 décembre est une punition qu'il s'est infligé pour avoir eu confiance en cette justice dont j'affirme qu'elle a toujours une dette envers lui.
Une condamnation à une mort lente s'exécute dans l'enceinte du Centre de détention de POISSY.
Cet homme, ce condamné, n'a pas de sang sur les mains, il a même autrefois, sauvé des vies dans les murs d'une autre prison.
Philippe EL SHENNAWY va mourir, mais vous pouvez lui sauver la vie en lui accordant cette grâce.
Je me tiens à votre disposition pour vous rencontrer si vous le décidez à l'occasion de l'examen de la décision de grâce sollicitée.
Vous remerciant de votre attention,
Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l'assurance
de ma plus haute considération.
Ph. van der MEULEN
VAN DER MEULEN & MARIAN
Association d'Avocats à la Cour
Philippe van der MEULEN
Maud MARIAN
DEA Droit International Public
Avocats associés
Alexandre- Marie RAMSAMY
Françoise TOMASINI
Avocats à la Cour
Monsieur Françoise HOLLANDE
Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 PARIS
_________________________________________________________________________________
30, rue de Lisbonne – 75008 PARIS
Téléphone : 01 42 89 10 77 - Télécopie : 01 42 89 06 97
vandermeulen.avocats@gmail.com
Toque R63
Membres d’une Association Agréée, autorisant le règlement par chèque
V:\E\EL SHENNAWY\RECOURS EN GRACE\PRSDT REPUBLIQUE 28 12 12.doc
Wednesday, 26 December 2012
Germany: 18th Rosa Luxemburg Conference includes discussion and teach-ins about the Prison Industrial Complex in the USA
The conference will discuss the so-called crisis that brings with it (amongst others) the break-down of parliamentary democracy, the strengthening of repressive instruments against ordinary civilians.
There has been much struggle against this repression, on all fronts and all over the world. For example, the fight agains tthe Prison Industrial Complex in the USA.
This conference discusses what we can do.
From the program in German, which can be found here:
Date: Saturday, 12th of January 2013, from 10 AM
Location:
URANIA-Haus, An der Urania 17, 10787 Berlin
About the Conference in English: http://www.rosa-luxemburg-konferenz.de/article/125.about_the_conference.html
Free Mumia Berlin is co-organizing, and Mumia Abu-Jamal will also address the conference, as well as David Gilbert, Sundiata Acoli and Oscar López Rivera, all in prison as political prisoners.
Theme: Who is afraid of whom?
Ab 11.00 Uhr Vorträge
Sie bringt stetig neue Rekorde an Armut, Arbeitslosigkeit und physischem Elend bis hin zum Hunger hervor. Politisch wurde der Weg dorthin in USA und EU durch verstärkte präventive Aufstandsbekämpfung, durch Verstärkung des Repressionsapparates, Abbau der parlamentarischen Demokratie und sozialer Regelungen bei großzügiger Sozialisierung der Verluste von Reichen und Banken freigemacht.
Die großen Medien der westlichen Welt begleiten jeden Schritt zur Enteignung von Lohnabhängigen, kleinen Selbständigen, Rentnern und Patienten mit Beifall. In den Weltordnungskriegen unter Führung der USA sind sie Teil der psychologischen Kriegführung gegen die eigene Bevölkerung. Neofaschistische Bewegungen erhalten Zulauf.
Widerstand gegen das Abrutschen in die Barbarei findet weltweit in unterschiedlichsten Formen statt. Von den Streiks der Schüler und Studenten in Chile über den Kampf gegen den Gefängnis-Industrie-Komplex der USA, die antikapitalistischen Bewegungen in den Bankzentren bis zu den Anstrengungen Kubas um die Bewahrung der Revolution.
Was zu tun ist – darüber wird auf der Rosa-Luxemburg-Konferenz 2013 zu sprechen sein.
Referenten:
There has been much struggle against this repression, on all fronts and all over the world. For example, the fight agains tthe Prison Industrial Complex in the USA.
This conference discusses what we can do.
From the program in German, which can be found here:
Date: Saturday, 12th of January 2013, from 10 AM
Location:
URANIA-Haus, An der Urania 17, 10787 Berlin
About the Conference in English: http://www.rosa-luxemburg-konferenz.de/article/125.about_the_conference.html
Free Mumia Berlin is co-organizing, and Mumia Abu-Jamal will also address the conference, as well as David Gilbert, Sundiata Acoli and Oscar López Rivera, all in prison as political prisoners.
Theme: Who is afraid of whom?
Ab 11.00 Uhr Vorträge
Wer hat Angst vor wem?
Im Sommer 2007 platzte in den USA die sogenannte Hypothekenblase. Seitdem hat sich die damals ausgelöste Finanz- und Wirtschaftskrise durch viele Länder der Welt gefressen.Sie bringt stetig neue Rekorde an Armut, Arbeitslosigkeit und physischem Elend bis hin zum Hunger hervor. Politisch wurde der Weg dorthin in USA und EU durch verstärkte präventive Aufstandsbekämpfung, durch Verstärkung des Repressionsapparates, Abbau der parlamentarischen Demokratie und sozialer Regelungen bei großzügiger Sozialisierung der Verluste von Reichen und Banken freigemacht.
Die großen Medien der westlichen Welt begleiten jeden Schritt zur Enteignung von Lohnabhängigen, kleinen Selbständigen, Rentnern und Patienten mit Beifall. In den Weltordnungskriegen unter Führung der USA sind sie Teil der psychologischen Kriegführung gegen die eigene Bevölkerung. Neofaschistische Bewegungen erhalten Zulauf.
Widerstand gegen das Abrutschen in die Barbarei findet weltweit in unterschiedlichsten Formen statt. Von den Streiks der Schüler und Studenten in Chile über den Kampf gegen den Gefängnis-Industrie-Komplex der USA, die antikapitalistischen Bewegungen in den Bankzentren bis zu den Anstrengungen Kubas um die Bewahrung der Revolution.
Was zu tun ist – darüber wird auf der Rosa-Luxemburg-Konferenz 2013 zu sprechen sein.
Referenten:
- Ignacio Ramonet (Frankreich), Direktor von Le Monde Diplomatique en Español, Präsident des Vereins Mémoire des luttes, Ehrenpräsident von Attac
- Hernando Calvo Ospina (Kolumbien), Journalist, ehemal. politischer Gefangener
- Ramón Chao (Frankreich), Schriftsteller, Journalist
- Dan Berger (USA), Schriftsteller, Aktivist, Dozent
- Luis Morlote (Kuba), Präsident der Vereinigung Hermanos Saíz (Organisation junger kubanischer Schriftsteller und Künstler), Abgeordneter der Nationalversammlung
- Jean Ziegler (Schweiz), Soziologe, Vizepräsident des beratenden Ausschusses des UNO-Menschenrechtsrats (angefragt)
- Mumia Abu Jamal (USA), Journalist
- Sundiata Acoli (USA), ehem. Black Panther Party, Black Liberation Army
- David Gilbert (USA), ehem. Weather Underground
- Oscar López Rivera (USA), Unabhängigkeitskämpfer für Puerto Rico
- Grußadresse der Cuban Five (in den USA gefangene kubanische Freiheitskämpfer)
Thursday, 20 September 2012
Rallies against abuse of prisoners grow in Georgia
Sept. 20, 2012, via the Seattle Post-Intelligencer:
TBILISI, Georgia (AP) — Street protests against the brutal abuse of prisoners have grown larger in the Georgian capital, offering a tough challenge to the authorities in the runup to a tightly contested parliamentary election.
Read more: http://www.seattlepi.com/news/article/Rallies-against-abuse-of-prisoners-grow-in-Georgia-3879406.php#ixzz2702Ea1sO
TBILISI, Georgia (AP) — Street protests against the brutal abuse of prisoners have grown larger in the Georgian capital, offering a tough challenge to the authorities in the runup to a tightly contested parliamentary election.
Read more: http://www.seattlepi.com/news/article/Rallies-against-abuse-of-prisoners-grow-in-Georgia-3879406.php#ixzz2702Ea1sO
Wednesday, 25 July 2012
Prison : Philippe El Shennawy a retrouvé espoir - Philippe El Shanawy has found new hope
We received this news via email, and we are glad to know that French prisoner of 37 years has started eating again (English below):
En prison depuis 37 ans, Philippe El Shennawy avait cessé de s’alimenter le 23 mai après le refus de la cour d’appel de Versailles de lui accorder une libération avant 2032. Il pourrait bénéficier d’une liberté conditionnelle.
Cela s’appelle une « peine d’élimination ». Qu’on s’explique : condamné à perpétuité en 1977 pour un braquage et une prise d’otages commis deux ans plus tôt, Philippe El Shennawy a vu la cour d’appel de Versailles fixer le 18 mai dernier sa libération en août 2032. Pas moins. Tel est le tarif pour ce condamné qui a déjà purgé 37 ans de prison, sans avoir tué personne, mais retors à l’administration pénitentiaire et à la justice, cumulant menus délits et brèves évasions. 37 ans : une bagatelle sans doute pour un flic comme le commissaire Broussard qui pensait flingue, geôle et pénitencier avant toute justice, orchestrant alors le procès El Shennawy.
Incarcéré à Poissy sous l’étiquette de « grand banditisme » et sous les verrous au titre de « détenu particulièrement signalé » (DPS), El Shennawy avait entamé, ce 23 mai, quelques jours après la décision de Versailles, une grève de la faim, comme un ultime recours face à l’acharnement des magistrats (qui a valu la condamnation de la Commission européenne des droits de l’homme).
À lire sur Politis.fr (24/7/2012):
Prison : l’urgence pour les proches de P. El Shennawy, décidé à en finir (28/06/2012)
Le dernier combat de Philippe El Shennawy, après 37 ans de prison (22/06/2012)
Ce vendredi 20 juillet, il a recommencé à s’alimenter, après avoir obtenu de sortir du classement de DPS, et en attendant un « relèvement de peine de sûreté », dont le jugement sera rendu à l’automne. Plusieurs personnalités, telles Anouk Grinberg, Paul Pavlowitch, Olivier Wieviorka et Tzsetan Todorov ont manifesté leur soutien à cette condamnation à mort qui ne dit pas son nom, auprès de l’Elysée et du ministère de la Justice. Pour Christiane Taubira, c’est le moment de se manifester.
Prison: Philippe El Shennawy regained hope
In prison for 37 years, Philippe El Shennawy had stopped eating on May 23 after the refusal of the Court of Appeal of Versailles to grant him a release before 2032. It could benefit from parole.
This is called a "penalty of elimination." That explains, sentenced to life in 1977 for a robbery and hostage-taking committed two years earlier, Philippe El Shennawy saw the Court of Appeal of Versailles set the May 18 release in August 2032. No less. Such is the price for this convict who has already served 37 years in prison, without having killed anyone, but twisted to the prison administration and justice, accumulating minor offenses and brief escapes. 37 years: probably a trifle as a cop who thought the Commissioner Broussard gun, jail and penitentiary before any justice, then orchestrating the trial El Shennawy.
Incarcerated in Poissy under the label of "banditry" and locked up under "security prisoner reported" (DPS), El Shennawy had begun, on May 23, just days after the decision of Versailles, a hunger strike , as a last resort when faced with the relentlessness of judges (which earned the condemnation of the European Commission of Human Rights).
Read on Politis.fr
Prison: the urgency for the relatives of P. El Shennawy, decided to end (28/06/2012)
The Last Stand of Philippe El Shennawy, after 37 years in prison (06/22/2012)
This Friday, July 20, he resumed eating, after getting out of the ranking of DPS, and pending a "raising minimum sentence," whose judgment will be made in the fall. Several celebrities, such Anouk Grinberg, Paul Pavlowitch, Olivier Wieviorka Tzsetan Todorov and showed their support for the death sentence that dare not speak its name, to the Elysee and the Department of Justice. For Christiane Taubira, it's time to manifest.
En prison depuis 37 ans, Philippe El Shennawy avait cessé de s’alimenter le 23 mai après le refus de la cour d’appel de Versailles de lui accorder une libération avant 2032. Il pourrait bénéficier d’une liberté conditionnelle.
Cela s’appelle une « peine d’élimination ». Qu’on s’explique : condamné à perpétuité en 1977 pour un braquage et une prise d’otages commis deux ans plus tôt, Philippe El Shennawy a vu la cour d’appel de Versailles fixer le 18 mai dernier sa libération en août 2032. Pas moins. Tel est le tarif pour ce condamné qui a déjà purgé 37 ans de prison, sans avoir tué personne, mais retors à l’administration pénitentiaire et à la justice, cumulant menus délits et brèves évasions. 37 ans : une bagatelle sans doute pour un flic comme le commissaire Broussard qui pensait flingue, geôle et pénitencier avant toute justice, orchestrant alors le procès El Shennawy.
Incarcéré à Poissy sous l’étiquette de « grand banditisme » et sous les verrous au titre de « détenu particulièrement signalé » (DPS), El Shennawy avait entamé, ce 23 mai, quelques jours après la décision de Versailles, une grève de la faim, comme un ultime recours face à l’acharnement des magistrats (qui a valu la condamnation de la Commission européenne des droits de l’homme).
À lire sur Politis.fr (24/7/2012):
Prison : l’urgence pour les proches de P. El Shennawy, décidé à en finir (28/06/2012)
Le dernier combat de Philippe El Shennawy, après 37 ans de prison (22/06/2012)
Ce vendredi 20 juillet, il a recommencé à s’alimenter, après avoir obtenu de sortir du classement de DPS, et en attendant un « relèvement de peine de sûreté », dont le jugement sera rendu à l’automne. Plusieurs personnalités, telles Anouk Grinberg, Paul Pavlowitch, Olivier Wieviorka et Tzsetan Todorov ont manifesté leur soutien à cette condamnation à mort qui ne dit pas son nom, auprès de l’Elysée et du ministère de la Justice. Pour Christiane Taubira, c’est le moment de se manifester.
Prison: Philippe El Shennawy regained hope
In prison for 37 years, Philippe El Shennawy had stopped eating on May 23 after the refusal of the Court of Appeal of Versailles to grant him a release before 2032. It could benefit from parole.
This is called a "penalty of elimination." That explains, sentenced to life in 1977 for a robbery and hostage-taking committed two years earlier, Philippe El Shennawy saw the Court of Appeal of Versailles set the May 18 release in August 2032. No less. Such is the price for this convict who has already served 37 years in prison, without having killed anyone, but twisted to the prison administration and justice, accumulating minor offenses and brief escapes. 37 years: probably a trifle as a cop who thought the Commissioner Broussard gun, jail and penitentiary before any justice, then orchestrating the trial El Shennawy.
Incarcerated in Poissy under the label of "banditry" and locked up under "security prisoner reported" (DPS), El Shennawy had begun, on May 23, just days after the decision of Versailles, a hunger strike , as a last resort when faced with the relentlessness of judges (which earned the condemnation of the European Commission of Human Rights).
Read on Politis.fr
Prison: the urgency for the relatives of P. El Shennawy, decided to end (28/06/2012)
The Last Stand of Philippe El Shennawy, after 37 years in prison (06/22/2012)
This Friday, July 20, he resumed eating, after getting out of the ranking of DPS, and pending a "raising minimum sentence," whose judgment will be made in the fall. Several celebrities, such Anouk Grinberg, Paul Pavlowitch, Olivier Wieviorka Tzsetan Todorov and showed their support for the death sentence that dare not speak its name, to the Elysee and the Department of Justice. For Christiane Taubira, it's time to manifest.
Saturday, 14 July 2012
French Prisoner Philippe El Shennawy (58) starving himself to death because of the forever prison sentences
Philippe El Shennawy, who has been in prison in France since 1975, has stopped eating alltogether, because he has no hope of being released, after so many years behind bars, where he keeps on getting years added onto his sentence, even though he has no blood on his hands.
Le Numéro Zero: http://lenumerozero.lautre.net/article2423.html
Libération: http://www.liberation.fr/societe/2012/07/04/apres-35-ans-en-prison-et-liberable-en-2032-el-shennawy-veut-mourir_831118
Le Monde, 17th June: http://libertes.blog.lemonde.fr/2012/06/17/philippe-el-shennawy-sortie-de-prison-prevue-en-2032/
According to his lawyer, there are 600 prisoners who have been condemned "forever", sentences that cannot be done, sentences without reasoning.
Mr Shennawy's wife has had to move 21 times in 36 years in order to live close enough to visit him. He has been put in solitary confinement for 19 years.
In January of 2011, Mr El Shennawy even had France condemned in the European Court of Human Rights for violating his human rights: prison employees did full body searches on him up to 8 times a day, even though he was kept in complete isolation.
Please write to Mr El Shennawy and show solidarity and humanity:
Philippe El ShennawyMaison centrale de Poissy, 17, rue de l’Abbaye, 78303 Poissy CedexFrance
Links:
Indymedia, June 29th: http://paris.indymedia.org/spip.php?article11229
Facebook page: https://www.facebook.com/belgacem.soltani
Ban Public Facebook group: http://www.facebook.com/pages/Ban-Public/60922189529Le Numéro Zero: http://lenumerozero.lautre.net/article2423.html
Libération: http://www.liberation.fr/societe/2012/07/04/apres-35-ans-en-prison-et-liberable-en-2032-el-shennawy-veut-mourir_831118
Le Monde, 17th June: http://libertes.blog.lemonde.fr/2012/06/17/philippe-el-shennawy-sortie-de-prison-prevue-en-2032/
This is from Ban Public, a French website for communicating about prisons in France and in Europe, of which Mr El Shennawy is an honorable Paris, le jeudi 7 juin 2012. Bonjour,
Ces quelques lignes dans le but de vous informer de la situation de Monsieur Philippe El Shennawy, cinquante-huit ans. Il a décidé depuis deux semaines de se laisser mourir de faim dans une cellule de la maison centrale de Poissy, près de Paris. Il n’a rien avalé depuis le 23 mai dernier.
Peut-être connaissez-vous Monsieur El Shennawy, personnellement ou de réputation. Son nom évoque pour la presse à sensations une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme à cause des fouilles incessantes imposées par l’administration, son évasion de l’Unité pour Malades Difficiles (UMD) de Montfavet pour résister à la folie vers laquelle le poussait l’institution psychiatrique, sa présidence d’honneur de l’association Ban Public, ou encore le célèbre braquage de l’avenue de Breteuil, au milieu des années 70, dans lequel il nie toujours formellement la moindre implication.
Philippe El Shennawy incarne aussi, pour beaucoup, une sorte de figure emblématique de la « longue peine », de la très longue peine. Bientôt de la peine infinie.
A cinquante-huit ans, il a vécu emmuré vivant presque en continu depuis 1975, date de sa première incarcération pour un vol à main armée.
Il a tourné dans quasiment toutes les prisons de France, baluchonné, étiqueté D.P.S, placé pendant 19 ans à l’isolement.
Plus de trente-sept années plus tard, il est toujours en prison, accumulant des peines qu’il lui reste à faire de 3 ans, 5 ans, 10 ans, 12 ans, 13 ans... Toujours sans avoir la plus petite goutte de sang sur les mains. Il est sous le coup d’une peine de sûreté qui court jusqu’en 2018.
Comme les condamnations dont il a écopé sont tombées pour des faits commis tous en même temps (à vrai dire, pour financer ses quelques mois de cavale), Monsieur El Shennawy a demandé une confusion de peines aux magistrats, afin que les peines les moins graves soient « absorbées » par les peines les plus importantes. Il l’a fait pour essayer de retrouver un horizon, pour pouvoir à nouveau s’imaginer un avenir, pour ne pas continuer à attendre et à faire attendre sa femme, ses enfants et petits-enfants, comme ça, sans savoir.
Mais le 18 mai dernier, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles s’est contentée de ramener sa date de fin de peine de 2036 à 2032, comme si cela changeait véritablement quelque chose, comme si c’était ce qu’il lui demandait, alors qu’elle aurait légalement pu rapporter cette date de fin de peine vers l’année 2017.
Il n’y a aucune motivation à cette décision.
La seule chose à comprendre, c’est que pour la Chambre de l’instruction, il serait parfaitement normal que Monsieur El Shennawy ne sorte qu’à 78 ans, après avoir été privé de ses libertés pendant près de 54 ans.
La trajectoire de Philippe El Shennawy est très particulière, elle ne ressemble à aucune autre. Il n’empêche qu’il fait partie de ces centaines d’hommes en France qui, condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité ou, tout simplement, à des peines à temps d’une longueur infinie ou qui s’accumulent entre elles, perdent de plus en plus l’espoir d’une perspective réaliste de sortie.
Son histoire est tout à fait propre à sa personne, son caractère, son entourage (heureusement encore extrêmement présent). C’est un homme d’une grande intelligence et d’un grand courage.
Dans le même temps, son histoire pose vraiment des problèmes beaucoup plus généraux comme l’allongement et l’accumulation des peines prononcées par les magistrats et les jurés, les discours publics de plus en plus présents sur la « dangerosité » supposée des uns et des autres, l’isolement et la solitude toujours plus grands ou, tout simplement, les peines de mort déguisées.
Philippe El Shennawy n’attend plus rien. Il ne demande plus rien. Il veut juste essayer de faire en sorte que les gens, dehors, sachent que des situations comme la sienne existent. Et combien elles sont difficilement supportables pour ceux qui les vivent et leurs proches. Monsieur El Shennawy espère que les choses vont changer. Pas pour lui, il n’y croit plus, mais pour les autres.
S’il a complètement cessé de s’alimenter, il boit encore de l’eau.
C’est un homme fort, solide, mais déjà affaibli par une grève de la faim précédente, de 80 jours.
Son désespoir commence à être plus que pesant.
Surtout, il faut bien comprendre une chose. Cette fois, Monsieur El Shennawy n’est pas en grève de la faim.
Il n’a pas de revendications.
Il n’en peut tout simplement plus.
Il veut juste que ça s’arrête. Et il importait que vous en soyez averti, que ce déni d’humanité ne reste pas dans l’ombre.
Si vous voulez écrire à Monsieur Philippe El Shennawy, son adresse est la suivante
Maison centrale de Poissy, 17, rue de l’Abbaye, 78 303 Poissy Cedex.
Merci de bien vouloir faire en sorte que cette information circule le plus possible, dans tous les établissements pénitentiaires de France.
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